Blog de réflexions, notes, recherches et inspiration...
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Archive de la catégorie 'références visuelles'.


Robert Longo

Studio View - January

Vue de l'atelier de Robert Longo (source : site de l'artiste-voir lien plus bas)

Parmi les artistes que je trouve particulièrement inspirants sans que pour autant leur travail n’influence réellement le mien, se place Robert Longo.
J’ignore si c’est le sujet lui-même (l’explosion de la bombe atomique) et la charge émotionnelle qui habite ces images ou le traitement de l’image (d’une technicité impressionnante ; il ne s’agit pas de photographies mais de dessins) ou les deux à la fois (probablement les deux à la fois bien sûr) qui génère chez moi une admiration et une contemplation proche de la sidération.

Russian Bomb (Them)/Semipalatinsk

Untitled (Bikini Atoll/Abel, 1946)

Untitled (Ivy Mike)

Ayant repris mes recherches dans mes carnets de travail, je sais la patience qu’il faut pour le dessin au crayon. Le temps qu’il faut pour obtenir un beau gris qui ne bave pas et l’extrême attention portée à la génèse de l’image. C’est un travail méditatif que décrit bien la photographie de l’atelier ; La chaise d’atelier en vacance devant le grand format d’une vague hyperréaliste dessinée…

Studio View - April

Vue de l'atelier de Robert Longo (source : site de l'artiste-voir lien plus bas)

Installation View - The Sickness of Reason

Installation View - The Sickness of Reason 2004 Metro Pictures New York, NY

En plus de ces dessins éblouissants et sidérants, Robert Longo a également réalisé des copies d’œuvres qui l’ont inspiré tout au long de sa vie – en les transposant et en les traitant au crayon. Parmi celles-ci se trouvent notamment deux œuvres qui m’ont toujours également fascinée et sur lesquelles justement je travaille en ce moment (moment plus ou moins lâche et étiré dans le temps comme une guimauve fondue…) ; les panneaux (fermès) du jardin des délices et le Saturne de Goya.

Untitled (After H.B.)

Untitled (After H.B.) 2008 Graphite on paper 7-7/16 x 6-7/8 inches/18.9 x 17.5 cm

Untitled (After Goya, The Colossus or Panic)

Untitled (After Goya, The Colossus or Panic) 2008 Graphite on paper 6 x 4-5/8 inches/15.2 x 11.7 cm

Sources : robertlongo.com

Outrenoir

Soulages.

Dans des salles d’un blanc immaculé, les tableaux de la première période ; géométrie, formes et matières. Il y affleure toujours un bout du support d’origine, toile, papier ou bois. C’est ce morceau restant, ce résistant, qui m’émeut le plus.

Dans les périodes suivantes, la peinture s’épaissit, s’élargit, le noir occupe tout l’espace en largeur, en hauteur, en profondeur. La toile disparait complètement. La taille des toiles augmente aussi, ce qui fait qu’on est de plus en plus absorbé par la couleur. Dans une salle entièrement noire, trois tableaux noirs. Trois visions d’un noir profond. L’accrochage de cables fait flotter les toiles.
A partir de cette salle, les tableaux se sont détachés du mur. Ils flottent, parfois dos à dos et alors, on tourne autour, comme des satellites autour de trous noirs. Il y a un vrai plaisir à marcher le long de la toile en arpenteur et laisser l’oeil glisser le long des reflets changeants de ce noir toujours plus intense, plus ou moins coloré, plus ou moins mat ou brillant, plus ou moins lisse ou strié. A certains endroits, l’œil capte une boursouflure, un éclat, une bulle, une imperfection. L’émotion va se nicher dans ce détail…

La peinture de Soulage supporte mal la reproduction ; imprimée elle est objet graphique, réelle elle est objet sensuel. On voudrait la toucher, la manger, l’expérimenter physiquement d’encore plus près.

De temps en temps sur le mur, une phrase de l’artiste et l’une d’entre elles qui répond à la question « pourquoi le noir (…) Parce que ».

SOULAGES – Centre Georges Pompidou – du 14 octobre 2009 au 8 mars 2010.

SOURCES Ministère de la culture, L’express

Cai Guo Qiang

Cai Guo Qiang, I want to believe, Musée Guggenheim

Cai Guo Qiang, Inopportun Stade II, 2004, Musée des beaux-arts du Canada

Cai Guo Qiang, I want to believe, Musée Guggenheim

Cai Guo-Qiang | China b.1957 | Dragon or Rainbow Serpent: A myth glorified or feared (drawings) | Project for extraterrestrials no. 26 1996 Spent gunpowder and Indian ink on Japanese paper | Nine drawings: 300 x 200cm (each) | Purchased 1996 | Collection: Queensland Art Gallery

Sources : Cai Guo Qiang, le blog de Cai Guo QiangQueensland Art Gallery, e-sushi, Guggenheim

Retrouver Jim McHugh

Il y a des mois de ça, j’ai passé une après-midi au cinéma, une soirée au restaurant, une petite de promenade dans la nuit chaude de l’été. Quelque part entre la rue du bac et la rue de Verneuil, j’ai vu une photographie en vitrine. C’était la devanture d’une agence immobilière. En vitrine et sur les murs à l’interieur (plus faiblement éclairés) j’ai vu les photographies de facades dans le crépuscule, avec des écritures au néon, à l’américaine. Une mabiance de cinéma, avec beaucoup de grain et de profondeur. Toute une histoire en un cadrage unique. Les images m’ont paru belles et je ne voyais pas le nom de l’auteur. Par négligence, ou par excès de confiance en ma mémoire (qui me fait pourtant si souvent défaut) je n’ai noté ni l’adresse, ni les coordonnées de l’agence. Quelques jours après, j’ai voulu retrouver ces images, mais je n’arrivais plus à me souvenir de rien… J’ai épluché les photographies de facades de GoogleMaps (un outil redoutable à bien des égards), rassemblé les (trop) nombreuses adresses des agences immobilières du quartier, puis, après quelques heures tout de même, dépitée, j’ai abandonné.

Quelques mois plus tard, je suis retournée dans ce quartier. C’était la nuit de nouveau et cette fois il faisait froid. Après avoir un peu tourné en rond, j’ai retrouvé la vitrine… Sans les photos… qui avaient été remplacées par d’autres… J’ai noté l’adresse et je suis repartie. Quelques jours plus tard, j’ai tapé cette adresse sur internet, trouvé un site, enregistré un favori. On m’a appelée. j’ai fait autre chose. Mais je me souvenais de ces images. Elles habitaient quelque part en moi, associées au souvenir d’une bonne journée et à la chaleur de l’été.

Aujourd’hui, complètement par hasard, effectuant quelques recherches sur internet, je tombe sur ce favori, qui me mène encore plus par hasard sur un blog, qui me fait prendre conscience que peut-être, je peux retrouver ces images perdues… Je plonge de plus en plus profondément dans les archives et je finis par les y trouver, là, bien semblables à mon souvenir, crépusculaires, d’une couleur passée – profonde et fascinante – avec ce grain spécifique, cette texture argentique, ce velouté bien particulier…

L’auteur de ces images désirées, c’est Jim Mc Hugh. Et en voici quelques-unes…

Jim McHugh, Orpheum theater, Mixed media archival pigment print
46 x 38 inches

Jim McHugh, Las Palmas Apts., 2009

Sources : Jim McHugh, transacmer

Sophie Calle

Sophie Calle, Vue de l’Exposition Prenez-soin de vous, Biennale de Venise 2007

Sophie Calle, Vue de l’Exposition Prenez-soin de vous, Biennale de Venise 2007

Sophie Calle, Vue de l’Exposition Prenez-soin de vous, Biennale de Venise 2007

Sophie Calle, Vue de l’Exposition, « M’as-tu-vue », 2003, Centre George Pompidou , Paris (France)

Sophie Calle, Vue de l’Exposition, Où et quand, Bercq ? Arndt & Partner, Berlin (Allemagne),  2009

Sources : Le territoire des sens, Sophie Calle (sur wikipedia), Galerie Perrotin

Berndt et Hilla Becher


Bernd and Hilla Becher
From the series Typologies image VI: Preparation Plants 2009


Bernd and Hilla Becher
From the series Typologies image VII: Gas Tanks 2009

Sources : ArtNet, Berndt et Hilla Becher sur wikipedia,