J’ai lu un entretien d’un photographe, je ne sais plus son nom, un photographe professionnel, connu, reconnu qui disait que photographier des gens le rend toujours très nerveux. Encore aujourd’hui, alors qu’il n’a plus à faire ses preuves, il le dit, il souffre toujours d’une même et égale nervosité. Il sue beaucoup. Il dit, la dernière fois “toute cette sueur ! c’était ridicule”. Il dit “je me suis demandé si la célébrité changerait quelque chose. Ca n’a rien changé”. J’ai reconnu cet excès sudatoire.
Moi aussi j’ai peur. Je suis prise d’une extrème timidité quand je photographie. Bien sur il y a la concentration, mais surtout il y a la timidité. Photographier des gens que je ne connais pas, c’et terriblement difficile. IL y a des photographes qui font ça très facilement. J’étais heuresue de voir qu’il y en a pour qui c’est aussi difficile que pour moi…
Pour mon nouveau projet, Espace sociable - les bords, j’ai décidé de partir du lieu pour aller vers les gens. C’est plus facile pour moi, mais ça n’ôte pas toute la difficulté. Partir de la géographie, pour moi, c’est toujours un bon point de départ. le fait brut, le lieu. Sa réalité et ce qu’il m’évoque de moins réel. Ca me permet d’aller à la rencontre des autres. Je peux leur dire “regardez, ce lieu, nous le partageons, nous y sommes ensemble. Qu’est-ce qu’on en fait ?”





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