Agnès Cappadoro Parcours plasticien Parcours graphique Blog Chronotes Newsletter Liens Contact Accueil

Archive pour la categorie 'Chronotes'

image mentale

carte thèmes

Appel à participation - “Promenons-nous”

appel à participation © Agnes Cappadoro

Je viens d’écrire un court texte de présentation pour une série d’images (dont la plupart ont été montrées dans ce blog au moment de la prise de vue) qui est un peu un ovni dans mon travail… Je ne savais pas à quoi raccrocher cette courte série… Je la sais née d’un désir de photographie et d’un désir de fiction, mais je ne sais pas comment traiter cette fiction photographiée… En écrivant le texte, je me suis rendu compte que ce qui m’interessait, ce sont moins mes histoires, que celles que les autres se créent en regardant ces images…  J’invite donc tous ceux qui le souhaitent à me donner des titres, des histoires, des anecdotes, à me parler de ce qu’ils voient ou ne voient pas dans ces images, à me livrer un peu de leur imaginaire.  Ainsi, certaines images existent, mais ce sont vos mots qui donneront naissance aux suivantes…

Pour participer, rendez-vous ici et écrivez

Exposition à la Cité Internationale des Arts

Je participe à l’exposition que l’association Mémoire de l’Avenir organise tous les ans pour finaliser une année d’atelier. L’année dernière, j’assurais un atelier dans un collège du 18ème. Ayant déménagé cette année, Je n’ai pas renouvelé l’expérience, mais je participe à l’exposition - en tant qu’artiste invitée - dans le prolongement de l’exposition the wandering library à laquelle j’ai participé, en avril, à la galerie Cargo 21. Ce sera une exposition dans l’exposition.

Cette année l’association, plus encore que les années précédentes a voulu valoriser son action ; du coup, près d’une quarantaine d’artistes et les travaux des élèves dans 7 salles et sur 3 niveaux. L’effort est louable et vraiment, j’ai une amitiè profonde pour la présidente et pour ses accolytes, mais là je crains qu’il n’y ait trop de choses à voir et pas assez de place pour les y mettre.

Hier c’était l’accrochage ou plutôt le déballage. Un vrai fouillis de travaux étalés en désordre et des artistes aux mines hagardes cherchant qui des clous, qui sa place, qui un responsable auquel s’accrocher comme un navire s’accroche à une remorque. Je sais que le résultat sera sympathique. Mais pas forcément à la hauteur de mes attentes. Ainsi je participe mais n’en suis pas vraiment. Ce n’est, à mon sens, pas une bonne manière de participer à une exposition. il faudra y réfléchir plus avant.

Noli me tangere en vrac

J’ai laissé l’installation en vrac. Personne ne savait où elle serait finalement placée. Ni sur quel support. J’ai fait quelques timides demandes en y mettant le ton, mais pourquoi est-ce que tout le monde riait ? Au final, ce ne sera probablement pas du tout ce que je souhaitais. Peut-être que ce sera mieux… (?)

La timidité du photographe - “Espace sociable - les bords”

J’ai lu un entretien d’un photographe, je ne sais plus son nom, un photographe professionnel, connu, reconnu qui disait que photographier des gens le rend toujours très nerveux. Encore aujourd’hui, alors qu’il n’a plus à faire ses preuves, il le dit, il souffre toujours d’une même et égale nervosité. Il sue beaucoup. Il dit, la dernière fois “toute cette sueur ! c’était ridicule”. Il dit “je me suis demandé si la célébrité changerait quelque chose. Ca n’a rien changé”. J’ai reconnu cet excès sudatoire.

Moi aussi j’ai peur. Je suis prise d’une extrème timidité quand je photographie. Bien sur il y a la concentration, mais surtout il y a la timidité. Photographier des gens que je ne connais pas, c’et terriblement difficile. IL y a des photographes qui font ça très facilement. J’étais heuresue de voir qu’il y en a pour qui c’est aussi difficile que pour moi…

Pour mon nouveau projet, Espace sociable - les bords, j’ai décidé de partir du lieu pour aller vers les gens. C’est plus facile pour moi, mais ça n’ôte pas toute la difficulté. Partir de la géographie, pour moi, c’est toujours un bon point de départ. le fait brut, le lieu. Sa réalité et ce qu’il m’évoque de moins réel. Ca me permet d’aller à la rencontre des autres. Je peux leur dire “regardez, ce lieu, nous le partageons, nous y sommes ensemble. Qu’est-ce qu’on en fait ?”

img_0510.jpg

img_0532-2.jpg

espace sociable limite nord © agnes cappadoro 2008

espace sociable limite nord © agnes cappadoro 2008

sans arrière-plan et presque sans lumière…

“Il y a quelques années, j’ai essayé de faire une photo, une seule photo, quelque chose comme un portrait, un autoportrait peut-être, mais sans moi et sans personne, seulement une présence, entière et nue, douloureuse et simple, sans arrière-plan et presque sans lumière”.
Jean-Philippe Toussait - L’appareil-photo- ed. de Minuit. 1989.

C’est la quatrième de couverture du livre… C’est pour cette phrase que j’ai acheté le livre. Et je suis bien incapable de dire pourquoi, ce seul paragraphe suffit à mon bonheur. Il aurait pu s’arrêter là. Faire une couverture, et rien dedans, ça m’aurait plu, ce paragraphe et la photo de couverture, son nom et le titre, le petit logo étoilé des éditions de minuit, la quatrième de couverture, et même le code barre, ça, cet ensemble là, tout seul me suffisait. Ca me fait le livre. Je peux remplir les blancs. vraiment, j’ignore pourquoi… Et peut-être Jean-Philippe ne serait-il pas content. Quoi ? Comment ? j’écris un livre en entier - court certes - mais entier et la quat’ de couv’ ça suffit ?! Ben oui, je réponds rougissante. Ma tête est pleine de cette envie d’une phographie sans arrière-plan et presque sans lumière.