L’un chasse l’autre…
Comme c’est long, comme je me trouve lente… C’est que, travaillant par ailleurs, je n’ai que peu de temps à consacrer à mon travail artistique, qui suit son cours presque sans moi. Je sens et je sais que le travail continue mais les envies, elles, changent plus vite et j’arrive à la réalisation du projet avec la sensation de son obsolescence. C’est un peu le cas avec Mad & Mercy ; j’ai mis tellement de temps à arriver à sa réalisation et celle-ci est tellement longue et résistante que j’ai déjà envie de travailler sur un nouveau projet.
J’avais dit (et je croyais vraiment le penser) qu’après Mad and Mercy, je mettrai un temps d’arrêt à ma pratique artistique parce que je n’ai pas le temps de faire vivre les projets, de les accompagner, de les promouvoir, de les exposer, de les valoriser et qu’un projet qui s’endort au fond d’un carton n’est pas un projet viable… Mais je suis rattrapée par l’envie d’un nouveau travail. Je renouerais avec la photographie en travaillant sur l’architecture et l’espace.
Peut-être finalement fallait-il que ce nouveau projet chasse l’autre pour me donner l’énergie de finir le premier…

















