Je n’ai plus eu le temps d’écrire. L’envie pourtant, mais les sursauts velléitaires accouchent toujours de riens. Résultat, je n’ai plus écrit ici depuis longtemps.
Pourtant, je travaille. Mais ce travail là ne se raconte ni ne s’écrit. Routine et précipitation ou routine de la précipitation ou précipitation de la routine, ou, enfin, comment aller lentement en se hatant et aller vite en lambinant… Bref comment tuer le temps et se rendre compte qu’il nous tue ou nous conduit inéxorablement…
Je travaille donc et principalement en ce moment, je travaille à ne pas m’arracher la calotte cranienne. Mon ordinateur ayant rendu l’âme, il m’a fallu en acquérir un autre, tout réinstaller, récupérer le récupérable, pleurer le non-récupéré et ranger l’innommable Disque dur externe ; sorte de boite mutante où je remise en vrac et sans hierarchie toute ma vie professionnelle et créative. Autant dire que c’est un foutoir et que nul ne saurait y habiter !
Bref, à nouvel ordi, pas une nouvelle vie, mais presque… Et par conséquent, il a fallu ranger, trier, supprimer les doublons, etc.
Quiconque range sait que ranger, c’est d’abord exhumer.
J’exhume donc et c’est ainsi que je travaille car je retrouve de vieilles idées, de vieux projets, certains très avancés d’autres complètement décatis. Parfois je tombe sur la toute première note, le premier dessin, d’un projet qui a finalement vu le jour ou que j’ai au contraire abandonné. En retrouvant tout cela, j’ai l’impression de fournir un travail colossal quand je ne fais rien d’autre que retrouver, renommer, replacer, et parfois détruire.
Ce genre d’activité convient bien au climat qui s’installe. Il fait froid au cas où personne ne s’en serait aperçu !

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