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Archive for août, 2006

Chateau de Dundrum

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La question du cheminement personnel…

J’ai le gout du cartel.
Exposer, pour moi, a toujours quelque chose à voir avec commenter.
On me reproche d’écrire beaucoup. d’écrire trop.
D’écrire et évidemment de décrire.
“Tu bornes l’espace” me dit-on.
“Ce n’est pas à toi de commenter” me dit-on aussi…
Et pour finir “trop de mots”. (”trop de notes” a-t-on dit à Mozart, mais je ne suis pas Mozart…)

J’aime écrire…
J’aime décrire.
Je chemine en décrivant, en expliquant. Quand j’écris sur mon travail, je fais visiter la maison en quelque sorte…

Je reconnais cependant que si jusqu’à présent j’ai beaucoup écrit, c’est parce que je voulais justifier. Or, et je l’apprends peu à peu, je n’ai rien à justifier. L’artiste a tous les droits dans sa sphère. L’effort de compréhension, s’il y en a un à fournir, doit l’être par le regardeur. Le regardeur doit devenir son propre commentateur.

Doit-on renoncer au cartel pour autant ? Doit-on renoncer aux écrits ? Je suppose que non… Ni au dialogue… Bien au contraire… Mais ce dialogue doit s’effectuer dans un cadre suffisamment ouvert ; ouvert par l’oeuvre, étendu par le cartel qui offre une clef d’interprétation et rendue infinie par les interprétations multiples… Le dialogue doit être la confrontation des cheminements… Et c’est là qu’on se rend compte qu’on a beau être sur le même chemin, on ne voit pas le même paysage…

colle-amande et cahier neuf

Je compte encore et toujours les années en années scolaires. Pour moi, le mois d’âout est une latence et septembre un renouveau. Pas moyen d’échapper à ce schéma hérité de l’école. Je suis encore à l’âge où on y a passé plus de temps que dans la vie active, ceci explique sans doute cela.
Bref, septembre…
Odeur de colle-amande et cahier neuf… Energie, optimisme, enthousiasme.
Comme j’ai tout de même et grandi et changé, je ne m’illusionne plus sur l’état du cahier. Je sais, d’ores et déjà, qu’il se remplira de patés, de ratures, que les notes… Bon, peu importe… On a beau grandir et murir, on conserve, intact et précieux, certains plaisirs innocents que les illusions ne bercent plus, mais dont l’esprit de réalité ne parvient pas à altérer le gout.

Reste à rêver le contenu du cahier…
et là… ça se bouscule, ça bouillonne….

Outre le travail graphique avec des collaborateurs fidèles, il y a le travail artistique ; celui à venir et celui à promouvoir, à montrer. Il y a aussi d’autres projets aux contours encore mal définis mais dont les développements risquent de bouleverser bien des choses et bien des programmes. L’envie d’écrire sur tous ces sujets, de plus en plus forte, de plus en plus acérée. Le besoin d’asseoir une pensée hésitante. Les autres ont toujours l’air de penser plus intelligemment… Rassembler les idées éparses, compacter tout cela… Et le transmettre…

Premier jour

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Les premiers jours en Irlande auront été faits de ce contraste entre le vert de la campagne, des pelouses au cordeau, des arbres, des herbes, le bleu du ciel, toujours à ras du sol, le ciel en coupole, très présent, très fort, surtout après des mois passés à l’étroit de Paris, et le rouge de la brique.

Un été irlandais

 Cimetière de BalyCastle

Cimetière de Balycastle. une croix rongée de mousse blanche et la douceur d’une fin d’après-midi. Tandis que la canicule, parait-il s’abattait sur la france, l’Irlande découvrait le bonheur d’une semaine tout entière dédiée au soleil, une semaine sans une goutte de pluie, sans l’ombre d’une brume, sans une once de vent, mer d’huile sur la cote est… un record parait-il… Et quand, dans les Bed and Breakfast nous disions à nos hotes qui s’exclamaient du soleil que nous nous attendions à la pluie, que cela faisait partie du charme, ils levaient les bras au ciel en chantant hosannah ! Une semaine, manches nues et ombrelle… Où l’on découvre que les irlandais qui aiment les pique-niques et ont placé partout, même dans les recoins les plus étranges, aires et tables n’ont pas une seconde pensé à les placer à l’ombre…

Les premiers jours, on se découvre… L’Irlande et moi… je suis partie sans à priori, sans trop de connaissances non plus…

Ca va être une grande rencontre…