Je repars…
À moi les canaux, les soupirs, l’Italie… À moi la vase, le croupi, la ville enfoncée. Moïse sauvera-t-il Venise ? Où continuera-t-elle de s’enliser, les pieds pris dans la boue ? La mer retenue prend toujours ce qu’elle veut. Il n’ y a qu’à relire “le barrage contre le pacifique”… Si une mer aussi tranquille et bleue que le pacifique a su venir à bout de l’entetante, lancinante, inutile persevérance de la mère, alors, l’enclavée, la Méditerannée peut bien venir à bout de ces ilots, aussi charmants soient-ils… Pas assez de place cette mer… Elle pousse sur les bords, ce n’est que justice.
Mais avant que Venise ne s’envenise davantage…
Je pars avec des projets plein la tête et l’idée de faire le plein de vent avant de m’enchainer à la table de travail. Au retour, le programme est chargé : identité visuelle complète pour une association, création d’un prototype ultra-secret pour une autre, flyers divers et variés pour une troisième, rewriting de dossier, décrochage de Pandore dont les poupées que voici ci-dessus vont mourir de leur belle mort, Montage de Noli me tangere, commencement de Oniropolis et continuation entetée d‘ensilence…
Et puis au milieu de tout ça, dedans, dessus, dehors, à l’intérieur et sur les bords, la vie…


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