Association une aube après l’autre

En juin 2011, j’ai créé l’association une aube après l’autre, dont l’objet est la création de livres d’artistes en petit tirages ou tirage unique. Parallèlement, j’ai monté un atelier de sérigraphie destiné à l’édition (pour une aube après l’autre) et à l’impression textile pour un autre projet (design celui-la). Depuis, nous avons travaillé sur le livre de deux jeunes artistes, trop bien pour nous sans doute puisqu’elles nous ont fait faux bond, une fois que la maquette à été finie. Aucune nouvelle, aucun écho.

Qu’à cela ne tienne ! Nous ferons nos propres livres !

Katsumi Hayakawa

Au moment ou j’hésite tellement à prolonger mes recherches sur les sculptures en papier de mad & Mercy, je (re)tombe sur l’impressionnant et magnifique travail de Katsumi Hayakawa.

Sources : Katsumi Hayakawa

travaux sur le site

Bonjour,

Mon site est actuellement en travaux, vous pouvez cependant continuer de visiter le blog chronotes et accéder au Studio Agnès Cappadoro – Graphisme et Arts-plastiques.

 

gris bleu métallique

Recherches pour les formes de la pièce de Nigel Tetley de Mad & Mercy.
Les éléments de vocabulaire, ces tubes semblables aux pas de la chaussée des géants m’évoquent quelque chose qui a à voir avec la tristesse, avec l’ironie aussi… Au bout d’un moment ces formes finissent par me parler, à force de les faire, de les manipuler, de les déplacer sur les plateaux…

Je travaille ce projet comme je travaillerais un dessin. Chaque forme joue comme un trait supplémentaire et chaque forme vient se positionner par rapport à une autre, puis une autre, puis une autre…

Formes bleues

Recherches pour la pièce de Bernard Moitessier de « Mad & Mercy ».
Ici le bleu domine ainsi qu’une forme de transparence…
On en le voit pas encore ; les éléments de vocabulaire se positionneront probablement en spirale sur cette pièce.

progression dans les formes noires

formes noires – 2

 

Un nom pour le projet qui n’avait pas encore de nom

En discutant ce midi, en racontant (pour la millième fois) l’histoire de mes neufs navigateurs, je me suis souvenue que l’un des livres qui raconte cette histoire s’appele « A voyage for mad men ». Je me suis trompée en citant cet ouvrage et l’ai rebaptisé « A journey with mad men » en spécifiant que c’était pour moi et pour les spectateurs un véritable voyage avec des hommes fous…  Mais j’hésite encore avec un autre titre : « Mad and Mercy » dont j’aime la concision. Mad pour la folie et Mercy pour la dernière phrase écrite par Donald Crowhurst dans son journal d’homme fou, juste avant son suicide ;

« This is the mercy »

 

recherches de formes noires

fil conducteur

Il ne faut pas lâcher la ligne. Dés que j’oublie le fil, l’opération se délite, les formes se détachent du fond comme des iceberg sur la banquise. Pour ce projet, j’essaye de mettre en place un vocabulaire de formes renvoyant à des sentiments, des sensations ; les épines évoquent la violence pointue et chaotique ; les cubes, la raison et la rigueur, l’ordre ; etc… J’ai hésité un moment à utiliser les formes pour évoquer plutôt des objets et renvoyer à quelque chose de plus figuratif, mais j’ai changé d’avis… enfin l’un n’exclut pas l’autre et l’important reste la sensation générale éprouvée par le spectateur devant chaque mandala*. Chacun d’entre eux correspond à l’un des navigateurs et au faisceau de sensations que je les suppose avoir ressenti ou que j’ai ressenti moi-même face à leurs histoires.

Ce devaient être des sculptures en papier posées sur des demies-sphères de papier découpé (j’ai momentanément renoncé à ce format pour des raisons pratiques – des problèmes de fragilité notamment) mais ce sont devenus des tableaux circulaires d’une épaisseur plus réduite mais plus grande en surface (comme si on avait aplati la sphère et qu’en s’aplatissant elle s’était élargie). Depuis longtemps, je travaille le cercle sans vraiment savoir pourquoi. Je n’ai jamais cherché à analyser cette forme ; je crois que c’est pour moi l’expression la plus juste de l’introspection et de la solitude, du repli sur soi et en même temps de l’ouverture au monde, la sphère a toujours un centre qui rejette la matière sur les périphéries…

J’ai très hâte de voir se projet se constituer plus clairement. Il suscite en moi beaucoup de doutes. La longueur de sa genèse et la lenteur de sa réalisation contribuent à semer du doute. C’est pourquoi dés que je laisse du désordre entrer dans ma pensée, l’ensemble me paraît vidé de son contenu ; un peu comme à force de prononcer un mot, on perd son orthographe et parfois même son sens…

* le terme mandala est inapproprié car il s’agit d’une pratique très particulière à but spirituel. Il y a un peu de cela dans ce projet, mais il y manque 1. L’éphémere du mandala (détruit dés que terminé) 2. La symétrie. En revanche, il y a de la méditation dans leur réalisation, du symbolique et du spirituel dans leur contemplation.