Une lecture du Détail
; Portrait de femme. Multiple, composée,
« couturée » elle est
une expression possible d’une femme
possible ou de plusieurs femmes potentielles,
en butte aux tracasseries des rapports
humains. Parcellaire, cette femme en morceau
dit la pression des autres femmes sur
elle : mères, amies, connaissances,
collègues, femmes ennemies par
hasard, ennemies sans conscience. Fragmentaire,
la parole y est comme les êtres,
en petites touches, le mal est fait…
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! 2007
Oniropolis en
géodésie - Photographies
et incrustations numériques ou
dessins de cartographie - Série
en cours
Sur un corps d’homme, sur un corps
de femme (un ventre, une nuque, un dos,
près d’un sexe...) sont dessinés
ou incrustés numériquement,
une ville imaginaire, une carte des vents,
un plan de forêt ou de pays, autant
d’utopies transportables. leur rassemblement
constitue une sorte de géographie
des rêves... Il s’agit de
faire sortir du corps cet espace imaginaire,
cette utopie personnelle, ce lieu intime,
de le faire émerger lentement,
sous la peau, puis dessus, palpitant au
milieu des veines, des accidents du corps.
au travers des dessins trés codifiés
de la cartographie s’expriment les
rêves inconscients, les désirs
et les projetcions. Ainsi se transforment
en refuge les lieux où se développent
nos angoisses, le corps s’y fait
territoire.
New
! 2007
Je sais quoi faire
- une réponse définitive à
Jean-Luc - 2007, TRIPTYQUE PHOTOGRAPHIQUE
- Photographies sur papier Mat Archival
(photographies de photogrammes sur écran
- d’après Robert Altman in
«Gosford Park» avec Emily Watson),
contrecollées sur bois 125 x 33 cm. Sur la plage, Marianne dans «Pierrot
le fou» de Jean-Luc Godard, répète
inlassablement : “ Qu’est ce
que je peux faire ? J’sais pas quoi
faire ! Qu’est ce que je peux faire
? J’sais pas quoi faire ! Qu’est
ce que je peux faire ? J’sais pas
quoi faire ! Qu’est ce que je peux
faire ? J’sais pas quoi faire ! Qu’est
ce que je peux faire ? J’sais
pas quoi faire ! Qu’est ce que je
peux faire ? J’sais pas quoi faire
!”)
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! 2007
Arrête, tu
m'étranges ! Lapsus
Photographique - 60 x 30 cm - Aggrandissement
de polaroids, Impression numérique
sur papier archival mat, contrecollée
sur papier plume.
Inquiétante étrangeté...
Nul ne sait ce qu’elle pense...
Et de la voir attendre (?), juger (?), poser
(?) à coté d’un bassin
vert, une histoire sans histoire nait....
2006
Noli Me Tangere
- Installation & Livre - Disposé
autour de mains en prière, ce rosaire
qu’aucun doigt n’égrenera
interroge sur le dispositif d’auto-persusasion
de la prière, de toutes les prières,
car toutes les religions ont leur chapelet,
tous les individus leur propre machinerie
défensive et tous les humains leur
besoin d’une trêve dans le chaos.
2006
Le Dit du Senti
- Installation vidéo-numérique
-Amoncelès,
les uns sur les autres, neuf écrans
diffusent de très courtes vidéos
en boucle. Dans chacune d’elle, un
fragment de corps de femme se meut lentement.
L’ensemble
est un portrait de femme. Multiple, composée,
« couturée » elle est
une expression possible d’une femme
possible ou de plusieurs femmes potentielles,
en butte aux tracasseries des rapports humains.
Parcellaire, cette femme en morceau dit
la pression des autres femmes sur elle :
mères, amies, connaissances, collègues,
femmes ennemies par hasard, ennemies sans
conscience.
2006
Terre-peau
- Photographies - Séries
de triptyques photographiques.
Au départ, il s'était agi
de photographier ce qui affleure, ce qui
pousse, malgré tout dans les interstices
laissés vides. Trés vite
la terre s'est montrée peau...
2005
Pandore
- Animation numérique
- Une nouvelle
lecture du mythe de Pandore. Pandore,
c'est Eve avant Eve, c'est déjà
la femme coupable, avant l'Eden, avant
la côte, avant la pomme... C'est
par elle tous les maux du monde... Et
par elle l'humain révélé...
Photographie et développement
flash : Agnès Cappadoro
Inquiet vertige- Animation numérique -
Sur l’écran, le bas d’un
visage, sans les yeux. Visage étonné,
dubitatif, inquiet. Le titre constitue le
premier indice de lecture de ce travail
: “L’œuvre d’art
est une inquiétude exposée”...
Le spectateur clique sur une série
de mots en lien avec l’inquiétude
qui se projette vers lui plus ou moin srapidement
et réagissent à son rythme
d’intervention... D’abord frustré
par une sorte de vide, l’utilisateur
comprend qu’il peut jouer avec l’oeuvre,
qu’i lpeut se laisser happer par elle
dans un rapport quasi-hypnotique. Il se
retrouve ainsi face à ses inquiétudes,
face à une liste mouvante qui se
fait constat d’impuissance...
2005
Espace Sociable -
Installation photographique - Organisé
en modules, projet gigogne, extensible et
souple, il est composé d’un
jeu de mots interchangeables dans le cadre
d’une performance, où, selon
la teneur du dialogue engagé avec
le public, l’histoire et les liens
visuels et textuels formés à
l’interieur des mots sont modifiés
de manière interactive. Accompagné
d’une installation vidéo-numérique
qui renvoie vers le narcissisme de l’auteur
en écho à celui du public,
espace sociable est aussi un travail de
recherche sur l’esthétique
de l’image-écran, pixellisée
à outrance et créant un nouveau
plaisir esthétique.
2005
Auto-portraits -
Montage numérique et toile acrylique/photo
sur lin - Recherche de confrontation
entre l'image de soi fixe et fixée
et l'image mouvante de ce que l'on cherche
à être. travail de confrontation
entre l'esthétique traditionnelle
de la peinture et le passage à des
médiums technologique ; la photographie
d'abord, le numérique ensuite.
2005
Papiers-peaux I -
Peinture et dessin - Avec Papiers-peaux
I qui s’éloigne d’une
première approche picturale figurative,
il reste, dans la masse peinte, des éléments
figuratifs, mais ceux-ci sont absorbés
par les papiers peaux, comme des tatouages
volés au corps et posés sur
les toiles. Travaillant la matière
picturale en même temps que les photographies
qui se coulent en elle, les mots qui se
glissent sur les toiles, les questions posées,
sont rassemblés, en un lieu, la toile,
le cadre ou le carnet, plusieurs êtres
exprimant des besoins différents
mais non incompatibles. Le passage de l’un
à l’autre s’effectue
en échangeant les médiums
comme on échange des peaux, comme
on échange des masques... Jeu de
l’artiste qui se démultiplie,
se sait double, dit ce double, le cherche
et l’explore.
2004
Le Veuf & l'Inconsolée
- Installation photographique -
Le Veuf et L’Inconsolée est
le récit d’un deuil à
la fois tranquille et inquiet. Tranquille,
parce que c’est le deuil de plusieurs
mois, de ma grand-mère maternelle
; inquiet, parce que c’est aussi,
en quelque sorte, la chronique d’un
deuil annoncé ; celui de mon très,
très cher grand-père. Le Veuf
et L’inconsolée est aussi une
re-découverte de la photographie,
après 10 ans d’un divorce par
abandon des parties. Une redécouverte
qui ré-concilie les mots et les images
; les mots, ici, sont des clichés
de la pensée, ils ne sont pas des
soutiens à l’image et l’image
n’est pas une illustration des mots,
ce sont des couples. Des couples absents,
parfois, aussi... Des couples graphiques,
et même, ludiques dans leur tension.
Comme le portrait de l’un dit l’absence
de l’autre ; comme le paysage, en
déployant ses grands espaces et ses
chemins isolés, dit l’espace
étriqué où il vit ;
comme les objets qu’il collectionne
disent le vide laissée par l’aimée.